15.02.2008
Martine Clerc
PEINTURE
J’aime, à propos de mon travail, me référer à ces mots de Goethe : «C’est par l’art qu’on se dérobe le plus sûrement au monde. Mais c’est par l’art qu’on se lie le plus sûrement à lui». D’où cette relation au réel, que constate Alberto Nessi lorsqu’il écrit de ma peinture qu’elle «n’est pas représentation d’une réalité extérieure, mais dévoilement d’un paysage caché au-dedans de nous» ; et qu’il précise : «Non pas l’eau, la roche, l’arbre, mais leur rêve», faisant état d’une «métamorphose» de «la matière».
Tel est l’enjeu de ma recherche. Le poète Jean-Pierre Lemaire ajoute, à son sujet, «qu’il ne s’agit pas seulement des transformations d’un paysage, mais de la nôtre, de nos remous intérieurs, quand quelque chose, quelqu’un, venu du dehors ou du dedans, demande à être reconnu et, pour cela, nous change».
C’est bien à ce mouvement, à ce partage, que je voudrais inviter quiconque est prêt à monter jusqu’à mon atelier de la Cité.
38
ruelle du Lapin Vert 2
1005 Lausanne
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